Le Sénégal veut donner un nouvel élan à la prévention et à la promotion de la santé pour mieux lutter contre les maladies non transmissibles. À l’occasion d’un atelier consacré à cette problématique, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de placer la prévention au cœur des politiques de santé.
Le ministre a annoncé l’élaboration d’un Plan national de prévention et de promotion de la santé, en cohérence avec le nouveau programme de son département et les orientations de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Selon lui, cette démarche vise notamment à contribuer au développement d’un capital humain de qualité.
Pour Ibrahima Sy, la prévention ne peut cependant pas relever du seul ministère de la Santé. Il préconise une mobilisation de l’ensemble des secteurs, des collectivités territoriales et des acteurs concernés, rappelant que « la santé est présente dans toutes les politiques ».
L’alimentation au cœur des préoccupations
Parmi les principaux axes du futur plan figure la question de l’alimentation. Le ministre a insisté sur la nécessité de promouvoir des habitudes alimentaires plus saines, estimant que les modes de consommation jouent un rôle important dans l’apparition de certaines maladies.
Le gouvernement envisage également de renforcer le cadre législatif et réglementaire concernant notamment l’alimentation de rue. L’objectif est de mieux protéger les populations et de garantir davantage de sécurité sanitaire.
Le futur plan devrait bénéficier d’un budget spécifique permettant de soutenir les collectivités territoriales dans la mise en œuvre d’actions de prévention au niveau local. Le secteur de l’éducation sera également associé à cette stratégie, notamment à travers des interventions dans les écoles.
Dakar veut renforcer l’engagement des élus locaux
De son côté, Abass Fall, représentant de la Ville de Dakar, a réaffirmé l’engagement de la municipalité en faveur de la santé publique. Il a souligné que la santé constitue une priorité pour la Ville de Dakar et que les élus locaux doivent disposer des connaissances nécessaires pour mieux accompagner les politiques de prévention.
L’objectif de cet atelier est notamment de sensibiliser les conseillers municipaux sur l’ampleur des maladies non transmissibles et de leur permettre de porter le plaidoyer au sein du conseil municipal.
Alors que la Ville de Dakar s’apprête à élaborer son budget, Abass Fall estime que la prévention doit occuper une place importante dans les choix et investissements de la collectivité.
Cette convergence entre le ministère de la Santé et la Ville de Dakar traduit ainsi une volonté commune : anticiper les maladies plutôt que d’attendre leur apparition, en agissant sur les comportements, l’alimentation, l’éducation et l’environnement des populations. LEGUI TV
