À Daga Birame, dans l’arrondissement de Mabo, une cérémonie a été organisée en faveur de 1 200 femmes bénéficiaires d’un programme d’accompagnement dans la saponification. Elles ont reçu leurs certificats et bénéficient d’un financement global de 300 millions de francs CFA pour développer leurs activités. La cérémonie a été l’occasion pour les responsables de rappeler leur ambition : permettre aux femmes de disposer de moyens concrets pour créer ou renforcer des activités génératrices de revenus.
« Nous allons également leur remettre un financement de 300 millions de francs CFA, afin de leur permettre de développer leurs activités et de favoriser leur autonomisation économique », explique Mamadou Gueye, président du mouvement Génération Originale Citoyenne et membre fondateur de Kiiraay Citoyenne.
Pour les initiateurs, cette démarche repose sur la théorie des « trois F » : formaliser, former et financer. Un dispositif qui vise à accompagner les bénéficiaires de l’acquisition des compétences jusqu’au développement de leurs activités.
« Il n’y a pas de “sous-métier”, il faut travailler et entreprendre », souligne Mamadou Gueye, qui considère la saponification
comme une activité pouvant rapidement générer des revenus.

Un financement remboursable
Le financement de 300 millions de francs CFA est remboursable. Il est mis en œuvre avec l’appui de l’IMSEC, partenaire financier du mouvement depuis sept ans. « C’est un financement encadré, à caractère social et proche des populations. Ce mécanisme permet aux bénéficiaires d’accéder au financement à moindre coût, tout en assurant le remboursement et en permettant de financer progressivement d’autres activités », précise-t-il.
L’accompagnement comprend également un volet consacré à la gestion et à l’éducation financières, afin d’aider les bénéficiaires à mieux administrer les ressources mises à leur disposition.
Au-delà de la saponification, d’autres secteurs sont ciblés, notamment la pâtisserie, la transformation des produits laitiers et des céréales locales, ainsi que la production de boissons et de jus. Des projets de pisciculture et d’unités de production de glace sont également envisagés.
Selon Mamadou Gueye, cette initiative s’inscrit dans une expérience de longue durée. « Cela fait maintenant quatorze ans que notre mouvement existe et intervient dans le domaine social et du développement », rappelle-t-il.
À Daga Birame, la cérémonie ouvre ainsi une nouvelle phase : celle de la transformation des compétences et des financements en activités économiques durables au bénéfice des femmes et de leurs familles.
