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Selon les informations recueillies, l’affaire trouve son origine dans une relation de confiance brisée. Une élève âgée de 20 ans, identifiée par les initiales S. C. Sané, s’était filmée nue dans l’intimité de sa chambre avant d’envoyer la vidéo à une amie proche, F. K. Diagne, qu’elle considérait comme une confidente. À la suite d’un différend entre les deux jeunes filles, cette dernière aurait décidé de diffuser la séquence par représailles en utilisant l’option « vue unique » sur les réseaux sociaux.
Malgré ce mode d’envoi supposé éphémère, la vidéo a été enregistrée puis relayée par plusieurs personnes. Les investigations menées par les policiers ont permis de retracer une chaîne de diffusion impliquant six individus. Outre l’auteure présumée de la première diffusion, cinq élèves scolarisés entre la classe de Seconde et celle de Terminale — identifiés par les initiales S. Kouyaté, E. H. Mergane, T. Magane, B. Socé et F. Niang — ont été mis en cause pour leur participation à la propagation des images.
Interpellés le 7 avril, les suspects ont reconnu les faits de collecte et de diffusion illicites d’images contraires aux bonnes mœurs. Ils devraient être déférés devant le procureur dans les prochains jours.
