Alors que la course est officiellement lancée aux Nations unies pour désigner le successeur d’António Guterres d’ici l’élection d’octobre prochain, les premiers votes indicatifs ne tournent pas à l’avantage des prétendants africains, le Sénégalais Macky Sall et l’Ougandais Olara Otunnu.
Invité sur les ondes de RFI, Carlos Lopes, professeur de droit en Afrique du Sud et ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, a dressé un constat sans concession sur la position de l’ancien président sénégalais. « Si on regarde tous les candidats [au poste de secrétaire général de l’ONU], Macky Sall est celui qui est le plus en difficulté », a-t-il affirmé.
Selon l’ancien secrétaire exécutif de la CEA, cette situation s’explique notamment par des règles géopolitiques non écrites mais déterminantes. « Le principe de rotation régionale favorise clairement l’Amérique latine et les Caraïbes. L’Afrique risque d’apparaître comme remettant en cause un principe dont elle a largement bénéficié », a prévenu l’expert, estimant que la démarche du continent manque de cohérence stratégique à ce stade du processus.
- Macky Sall est présenté par Carlos Lopes, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, comme le candidat le plus en difficulté parmi les prétendants au poste de secrétaire général.
- Selon Carlos Lopes, le principe de rotation régionale favorise l’Amérique latine et les Caraïbes, ce qui pourrait pénaliser l’Afrique.
- L’expert estime que la démarche africaine manque de cohérence stratégique dans ce processus électoral. source senweb
